50% des ados ne peuvent pas courir ? Vraiment ?

Ces deux derniĂšres semaines, deux grosses actualitĂ©s concernant le sport des adolescents ont fait surface. PremiĂšre info : le fait que 42% des adolescentes arrĂȘtent le sport vers 15 ans.

DeuxiĂšme info : les enfants de sixiĂšme ne sont pas super forts en cardio et en souplesse, et beaucoup d’entre eux ne peuvent mĂȘme pas courir 5 minutes.

Alors j’ai dĂ©cidĂ© d’en parler Ă  mes enfants, qui sont les premiers au contact exact de ces Ăąges-lĂ . Ma fille a 11 ans, elle est Ă©lĂšve de sixiĂšme et a participĂ© Ă  ces tests sportifs de dĂ©but d’annĂ©e. Il fallait courir pendant quelques minutes, effectuer un saut en longueur sans Ă©lan, toucher ses pieds debout jambes tendues.

Mon fils a 15 ans, il est élÚve en seconde, et cÎtoie chaque jour des adolescents et des adolescentes qui font ou ne font pas de sport.

Je vous propose dans cet article de lire d’abord l’analyse de mes enfants. Puis la mienne. Et ensuite dans les commentaires, n’hĂ©sitez pas Ă  faire part de vos avis.

Voici ce que mes enfants m’en disent.

Sur les filles qui arrĂȘtent le sport Ă  l’adolescence

En sixiĂšme, comme en seconde, la prĂ©occupation principale de beaucoup de jeunes filles est la beautĂ© extĂ©rieure. Les cheveux, le maquillage, les vĂȘtements. Lisse, lisse, lisse : rien ne doit dĂ©passer, ĂȘtre diffĂ©rent des autres, ne pas montrer de naturel. Ma fille me raconte Ă  quel point ses copines de sixiĂšme n’ont que 2-3 stylos dans leur trousse d’école, et le reste est surtout composĂ© de gloss Ă  lĂšvres, pinceaux pour les yeux et autres accessoires de retouche hair/make up pour la rĂ©crĂ©ation. Mon fils confirme.

Selon mes enfants : la perspective de transpirer, ĂȘtre vue dĂ©goulinante, rouge, maquillage qui coule, cheveux trempĂ©s Ă  la racine
 C’est non.

Mon fils m’explique que depuis la 6Ăšme, la majoritĂ© des enfants dans sa classe ne souhaite absolument pas participer aux cours d’EPS. Surtout les filles “elles font exprĂšs de ne pas faire de sport.” Elles n’ont pas envie. Point.

Une de mes jeune collĂšgue m’indique aussi que les influenceuses “sport” sont tellement parfaites sur les rĂ©seaux (et il y en a Ă©noméééééément) que ça freine au lieu de motiver. Les jeunes filles pensent “Je ne suis pas assez mince pour aller au sport”, “pas assez stylĂ©e”, “On va me juger”, “Je ne suis pas sportive”


RÚgles, seins, jugement, regards des garçons

Pour ce qui est des contraintes du corps fĂ©minin et des changements corporels : “les rĂšgles” “les seins” etc
 Font que certaines jeunes femmes ne sont plus Ă  l’aise avec leur corps, ne savent plus comment bouger pour se sentir bien, ont peur du jugement, de se changer devant toutes les autres dans les vestiaires communs. Elles expriment le sentiment que leur corps devient objet de regards des garçons, et que c’est difficile Ă  assumer dans un contexte de sport mixte au collĂšge lycĂ©e.

Les copines de ma filles qui sont sportives et dĂ©jĂ  reglĂ©es ne le voient pas comme un problĂšme : elles savent trĂšs bien gĂ©rer leurs rĂšgles et le sport. “Mais certaines copines ont mal et ne veulent pas faire de sport Ă  ce moment lĂ , ce ne sont pas les sportives en club.”

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Sur le cardio et le running chez les ados

Toujours selon mes enfants : il y a des Ă©lĂšves dans l’école qui font dĂ©jĂ  pas mal de sport, qui pratiquent en club et qui se sont construits en tant qu’enfant sportif : il n’y a pas de problĂšme. Ils assument dans leur personnalitĂ© Ă  l’école d’ĂȘtre un enfant sportif, mouillent le maillot en cardio et sont vus comme des “hĂ©ros de la classe” ou les forts en sport de la classe. Eux participeront Ă  fond et auront des bonnes notes dans la plupart des activitĂ©s EPS proposĂ©es. Ce sont surtout des garçons et quelques filles par classe. Ils sont trĂšs encouragĂ©s par les autres Ă©lĂšves Ă  continuer. Mais n’inspirent pas les autres Ă  s’y mettre.

Encore une fois : la majoritĂ© des Ă©lĂšves et surtout les filles n’ont juste pas envie de faire le sport EPS, ne veulent pas participer, point barre. Elles et ils n’ont pas envie.

Ce que j’en pense

Je pense avant tout que ces tests de 6Ăšme sont beaucoup biaisĂ©s, car dĂšs les premiĂšres semaines de classe : la personnalitĂ© se dĂ©finit, et si des jeunes gens sont dans le jeu d’apparence, ils feront exprĂšs – mĂȘme pour ces tests – de ne pas faire de sport, de ne faire aucun effort. Donc beaucoup d’enfants en rĂ©alitĂ© peuvent courir 5 minutes, c’est juste qu’ils ne le font pas, parce qu’ils n’ont pas envie de le faire.

Ensuite, il y a un souci d’apparence ENORME pour les jeunes filles adolescentes. Ce n’est pas nouveau. Mais j’ai l’impression que c’est encore plus. Plus lisse, plus parfait. Certainement liĂ© aux tendances filtres / make up ultra pro sur les rĂ©seaux sociaux. Et donc la rĂ©alitĂ© du sport n’a aucune place lĂ  dedans. Et pour le sentiment de sexualisation du corps, les regards, les complexes
 Franchement c’était dĂ©jĂ  le cas il y a 30 ans, lorsque moi-mĂȘme j’étais au collĂšge lycĂ©e. Rien n’a Ă©tĂ© fait en psycho pĂ©dagogie sociĂ©tale pour changer cela.

Ce que je retiens surtout c’est que si tu n’as pas Ă©tĂ© super sportif en primaire, c’est plutĂŽt mort au collĂšge lycĂ©e. Donc la responsabilitĂ© des animateurs de sport entre 6 et 10 ans est immense. C’est lĂ  que tout se joue.

Trop de focus compétitions trop jeune

Il faut s’en rendre compte : le sport comme il est proposĂ© aux jeunes en France pour l’instant, n’est pas du tout attractif pour les masses. Il l’est pour les enfants de parents ultra investis dans le sport, qui encouragent Ă  un peu de compĂ©tition et de confrontation aux autres – je m’inclus dans cette description.

Mais IL Y A TROP DE FOCUS COMPÉTITIONS DANS LES CLUBS SPORTIFS. Je l’ai vu partout, dans plein de sports que mes enfants et leurs amis ont pratiquĂ©.

Matchs avec coachs dĂ©chainĂ©s qui parlent mal aux enfants, relĂ©gation en Ă©quipe B ou Ă©quipe C dĂšs lors que tu rates 2 entrainements, parents pourris par message de la coach parce que leur fille n’était pas prĂ©sente Ă  un stage d’entrainement un week-end de Mai, debrief “dĂ©ception du coach” alors que l’équipe n’est pas qualifiĂ©e en championnat de France, sĂ©lection de seulement 15 jeunes sur 45 Ă  l’ñge de 12 ans pour poursuivre dans le club qui a des ambitions rĂ©gionales et nationales


Tout ce que je vous raconte est du 100% vĂ©cu par moi ou des parents d’amis proches, dans des petits villages alentours pour des enfants sportifs totalement normaux.

Les choses ont changé !!

Il n’y a que trĂšs trĂšs peu de place pour la pratique du sport plaisir, sport loisir encadrĂ© pour les enfants en France. C’est soit tu es compĂ©titif, soit tu es virĂ© du club (ou on te fait sentir que c’est pas trop la peine de continuer). Et donc ça : ça rebute d’emblĂ©e certains parents qui n’ont mĂȘme pas envie d’inscrire leur enfant de 6 ans au foot ou au hand, parce que s’ils ne les emmĂšnent pas aux matchs tous les week-ends, l’enfants sera “virĂ©â€.

Les choses ont changĂ© !! Les parents sont crevĂ©s et n’ont plus autant d’entrain Ă  amener leurs enfants aux matchs tous les week-end. Les enfants aspirent Ă  plus de libertĂ© et de plaisir dans leur pratique sportive. À pouvoir plus facilement changer de sport aussi, ce qu’on voit toujours d’un trĂšs mauvais Ɠil en France.

Si l’on veut que les ados fassent du sport : il faut qu’ils aient Ă©tĂ© habituĂ©s et trĂšs Ă  l’aise dĂšs trĂšs jeunes enfants. Avec du jeu, du fun et que ça perdure Ă  l’adolescence.

L’hyper-spĂ©cialisation jeune est nĂ©faste au haut niveau

Une immense Ă©tude explique dĂ©sormais que les jeunes enfants spĂ©cialisĂ©s trop tĂŽt dans leur sport ne deviennent pratiquement JAMAIS des sportifs de haut niveau national ou international. En effet : c’est la multitude des pratiques sportives enfant, et le plaisir pris pendant le sport qui sont les facteurs les plus importants pour prĂ©dire du trĂšs haut niveau d’un jeune athlĂšte.

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Entraineurs biberonnés à la compétition

AprĂšs : je comprends les entraĂźneurs qui ont Ă©tĂ© biberonnĂ©s Ă  la compĂ©tition et qui sont â€œĂ©valuĂ©s” dans la fĂ©dĂ©ration ou dans le club en fonction de leurs rĂ©sultats sportifs. Ok pas de problĂšme pour les enfants qui en ont envie. Mais dans ce cas-lĂ  ouvrons plus d’encadrement “loisirs”. Avec des vrais entraĂźneurs qui sont formĂ©s pour faire pratiquer du sport PLAISIR. Fun, sympa, oĂč on se marre. Et les mettre trĂšs en avant aussi.

Perso dĂ©jĂ  il y a 30 ans, j’en ai eu plus que marre de nager nager nager contre les chronos. J’ai arrĂȘtĂ© mon sport d’enfance parce qu’il n’y avait pas de proposition de pratique “loisir” pour des gens de mon Ăąge. C’était compĂ©tition ou arrĂȘt. Je suis passĂ©e Ă  d’autres sports. En rejetant la natation pendant 10 ans.

Trop de héros sportifs

Je pense Ă©galement qu’on communique trop sur le sportif “super hĂ©ro national” sur la performance, et pas assez sur le sport plaisir. Ok les M’BappĂ©, les LĂ©on Marchand, les Perrine Laffont, les Pauline Ferrand Prevost. On les aime et on les soutient.

Jeanne, qui m’aide dans l’éditorial du podcast LONG LIVE m’a egalement partagĂ© en dĂ©but de semaine des profils de jeunes femmes “influenceuses fitness” (elles ne sont pas professionnelles de la forme) qui se montrent en train de faire du sport, mais en Ă©tant toujours parfaitement maquillĂ©e, coiffĂ©e, sans transpiration, poses de corps aux courbes “parfaites”
 Non ce n’est pas ça le sport !! Le sport ça transpire, ça rougit, ça essouffle, ça dĂ©coiffe, ça pue un peu Ă  la fin


Il nous faut donc trouver un nouveau rĂ©cit sur le sport plaisir. Je ne sais pas moi : je ne suis pas directrice marketing d’une agence de pub. Mais mettez un Kylian M’BappĂ© dans un city de foot et faites-le jouer avec des influenceuses beautĂ©. Demandez Ă  LĂ©on Marchand de jouer au water polo avec des youtubeurs jeu-vidĂ©o. Et voyez-les se marrer !! RIGOLER !!! Etre moche avec des cheveux transpirants : et en rire.

Les enfants n’en ont rien Ă  faire de leur santĂ©

Enfin, les messages de santĂ© publique destinĂ©s aux enfants n’ont AUCUN INTÉRÊT. Le sport santĂ© pour les enfants : ça ne marche pas. Surtout pour les ados. Entre 11 et 20 ans : les jeunes n’en ont rien Ă  faire de leur santĂ©, ils se sentent invincibles et ça ne risque pas de changer. Insistons sur le plaisir, le fun, le sport non compĂ©titif, le jeu, le visage naturel dans l’effort.

Accompagnons nos enfants dans le jeu, le plaisir et le naturel, ils auront plus envie de faire du sport.

81 replies on “50% des ados ne peuvent pas courir ? Vraiment ?“

  • Manon

    Coucou la team !
    Merci pour tes articles Lucile toujours trĂšs intĂ©ressants. 🙂
    Je vais vous donner Ă©galement mon ressenti. J’ai toujours Ă©tĂ© sportive. J’ai attaquĂ© le tennis Ă  7 ans puis le basket et j’ai pratiquĂ© ces deux sports plusieurs fois par semaine (et aussi le week-end) pendant toute ma scolaritĂ©. Et pourtant je ne me sentais pas toujours Ă  l’aise dans les cours d’EPS (au collĂšge notamment) car pour ĂȘtre considĂ©rĂ©e comme sportive il fallait ĂȘtre trĂšs bonne en cardio, courir longtemps et ĂȘtre mince. Bref, cocher des cases. En gros le cross du collĂšge c’était ton moment de gloire si tu remplissais tous les critĂšres. Et mon dieu que je dĂ©testais ça. Alors que je pouvais courir des heures sur un court de tennis. Bref, ce que je veux dire par lĂ  c’est que tous les enfants sont diffĂ©rents et que ça serait top de ne pas classer « les bons et les mauvais sportifs » et qu’il n’y ai pas que la course d’endurance qui soit rĂ©compensĂ©e Ă  l’école. Mais aussi la danse, l’escalade, les sports d’équipe, le tennis, les sports de glisse etc
 Mettre aussi en avant l’agilitĂ©, la dextĂ©ritĂ©, la souplesse etc. Et rappeler Ă  l’école que tous les corps (et tous les genres) sont « sportifs » ! Tu peux ĂȘtre sportif et en surpoids, sportive avec une forte poitrine, sportif et tout sec, sportive et petite etc.
    Plus de diversitĂ©, de douceur, de tolĂ©rance et d’inclusivitĂ© et je suis sĂ»re que beaucoup beaucoup de jeunes trouveront l’envie d’aller se dĂ©penser tout en pratiquant leurs activitĂ©s de prĂ©dilection !
    Et Ă©galement continuer encore et toujours Ă  faire la place aux petites filles dans les cours de rĂ©crĂ©ation, sur les terrains de foot, de basket, dans les clubs sportifs et lutter contre les fausses idĂ©es de notre sociĂ©tĂ© patriarcale. Oui les filles sont aussi fortes que les garçons et peuvent accomplir tout ce qu’elles veulent ! Go girls ! <3

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  • Nathalie

    Je vais me faire l’avocat du diable mais je pense que les clubs sportifs font ce qu’ils sont censĂ©s faire, c’est Ă  dire organiser un systĂšme de compĂ©titions, sĂ©lectionner et entrainer les jeunes pour cela. Et bien sĂ»r ça exclut les pas douĂ©s, une bonne partie des adultes. Si on veut dĂ©velopper le sport loisir/santĂ© tout au long de la vie il faut crĂ©er d’autres structures. On pourrait commencer par des Ă©quipements indoor (la durĂ©e du jour et les conditions mĂ©tĂ©os empĂȘchent de passer du temps en extĂ©rieur une bonne partie de l’annĂ©e) sur le modĂšle des salles d’escalade, avec des espaces pour faire librement diffĂ©rentes activitĂ©s (des espaces pour jouer au ballon, un terrain de street workout, des parcours pour grimper/sauter
). Il y a quelques salles de ce type qui existent, mais elles sont trop peu nombreuses et surtout bien trop chĂšres. C’est important de promouvoir le jeu libre pour les enfants d’age primaire, une Ă©tude a montrĂ© que les enfants dĂ©pensaient beaucoup plus d’énergie en une heure de jeu libre que dans un cours d’EPS ou il fallait Ă©couter la consigne, attendre son tour, etc. Pour les ados on pourrait aussi promouvoir des activitĂ©s comme le yoga – qui plairait sans doute aux filles soucieuses de leur look -, qui actuellement est hors de portĂ©e de la plupart des bourses parce qu’il ne touche aucune subvention. Mais tout cela implique aussi d’investir moins d’argent dans les clubs sportifs et leurs installations dĂ©diĂ©es.

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  • Enguerrand

    Ce n’est pas parce que des enfants sont « NO SPORT » qu’il ne s’y mettrons pas passĂ© l’adolescence ou au dĂ©but de la vie adulte. Beaucoup de coureurs pĂ©destres s’y mettent sur le tard et ils sont de plus en plus nombreux.

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  • Elodie

    A propos du focus compĂ©tition: mon fils a commencĂ© le rugby Ă  6 ans Ă  Paris, avec des Ă©ducateurs qui criaient sur les enfants dĂšs qu’ils faisaient une faute 
 A 6 ans !!!

    On dĂ©mĂ©nage Ă  Strasbourg, le COVID passe par lĂ , puis il veut reprendre. Moi je n’étais pas trĂšs enthousiaste au vue de l’expĂ©rience prĂ©cĂ©dente, alors je vais voir et discuter un peu avec les animateurs. Je tombe sur un club profondĂ©ment humain, oĂč on me dit que le plus important c’est qu’aucun gamin n’arrĂȘte en cours d’annĂ©e, en tous cas jusqu’à 12 ans. Et c’est ce que je constate depuis. Alors oui il y a une Ă©quipe 1, avec des gamins plus compĂ©titifs, mais personne n’est stigmatisĂ© Ă  l’entraĂźnement si il ne vient pas en tournoi, et le coach principal est toujours celui qui encadre l’équipe 3 en tournoi pour montrer aux gamins qu’ils comptent aussi. En M14 la donne change un peu et l’aspect « compĂ©tition » devient plus prĂ©sent, aussi parce que les tournois ne se jouent plus par club mais avec une sĂ©lection dĂ©partementale.

    AprĂšs il y a aussi un sujet « parents », avec parfois des parents des 2 clubs rivaux locaux qui en viennent aux invectives voire aux mains en tournoi. Bel exemple 


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  • Fanny

    Merci Lucille ! On essaye d’insuffler cette culture du sport plaisir chez nos enfants de 6 et 9 ans. Mon mari et mon fils sont Ă  fond, plus dur pour ma fille et moi. Est ce culturel ? Non, je crois qu’on n’a pas les mĂȘmes aspirations. Un grande randonnĂ©e je ne dirai jamais non, mais un foot de rue bah bof. Le plaisir et le fun sont primordiaux je suis bien d’accord. Alors allons et guidons les lĂ , ça leur fait ressentir ce plaisir et en vouloir plus ! Chez nous le consensus est sur l’escalade, le badminton, la marche (ok pas pour le dernier !), le VTT, le tennis et c’est dĂ©jĂ  top comme ça.
    Pile la fenĂȘtre 6-10 donc j’espĂšre que ça les nourrira et leur donnera le goĂ»t !
    Toujours un plaisir de vous lire !

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  • AurĂ©lie

    Bonjour Lucile,
    Merci pour cet article hyoer intéressant !
    Totalement d’accord sur encore beaucoup trop de clubs axĂ©s sur la compĂ©tition : pour les enfants qui prĂ©sentent des aptitudes, ils sont poussĂ©s jusqu’au plus haut niveau, jusqu’à ce que de graves blessures ou un ras le bol viennent tout stopper. MalgrĂ© tous les discours que l’on entend sur la santĂ© mentale, c’est un sujet qui n’est malheureusement pas pris en considĂ©ration par beaucoup d’entraĂźneurs. Et sans parler de l’investissement Ă©norme en temps et financier pour les parents.
    Je dĂ©plore Ă©galement le manque d’attention de la part des entraĂźneurs que peuvent ressentir les enfants inscrits dans des « cours loisirs », qui ne les incitent pas Ă  continuer.
    AprĂšs plusieurs annĂ©es de haut niveau en gymnastique et une grosse blessure, mon ado de 14 ans retrouve le plaisir (mot interdit dans le sport de haut niveau) de pratiquer des sports diffĂ©rents et n’a jamais Ă©tĂ© aussi Ă©panouie ! Mon autre ado de 11 ans est plus orientĂ© sport loisirs avec quelques compĂ©titions, mais perçoit trĂšs bien que certains entraĂźneurs ne s’occupent que des espoirs du club
 C’est parfois compliquĂ© pour l’estime de soi.
    TrĂšs trĂšs compliquĂ© de changer les choses, les entraĂźneurs sont poussĂ©s par leur fĂ©dĂ©ration Ă  des rĂ©sultats, ils sont eux-mĂȘmes soumis Ă  la compĂ©tition.
    100% d’accord pour remettre le plaisir au centre, ĂȘtre libre de pratiquer n’importe quel sport, d’en changer, sans pression !

    Répondre
  • Marion t

    Ma fille va avoir 7 ans, elle va Ă  la piscine pour des cours collectifs tous les samedis matin depuis 2 ans. Pendant les vacances, on veut garder le rythme, partager un moment de piscine parents/enfant et qu’elle soit fiĂšre de nous montrer ce qu’elle sait faire. Nous habitons Ă  la frontiĂšre allemande, nous allons Ă  la piscine en Allemagne ! c’est une piscine qui donne envie, une piscine loisirs, pour accueillir les enfants pleinement. le prix d’entrĂ©e est dĂ©risoire, l’eau est chaude, les Ă©quipements sont bien plus nombreux et pratiques (casiers, sĂšches cheveux, cafĂ©tĂ©ria, compresseur et j’en passe). les bassins sont grands et l’ambiance dĂ©tendue. En France, la piscine nous paraĂźt chĂšre, froide, stricte, radine, comme si on avait pas le droit de venir pour du loisir en famille).
    Et ça m’a fait penser Ă  la polĂ©mique de la SnCf sur le « no kids », comme si les enfants peuvent aller Ă  la piscine mais doivent sages, sĂ©rieux et pas prendre de plaisir.
    voilĂ  mon opinion sur le sport loisir en France qui est presque inexistant pour les enfants.

    Répondre
  • CĂ©line

    Pour moi, l’amour du sport c’est comme l’amour du bien manger ou l’amour des voyages, ça fait parti de la transmission parents/enfants.
    Accompagner, proposer, changer d’activitĂ©, arrĂȘter, recommencer, dĂ©couvrir mais ne jamais lĂącher.

    Chez nous 2 collĂ©giens, une 6eme et un 4eme et ça transpire đŸ€Ł.
    C’est au moins une activitĂ© sportive par enfant et 2 fois par semaine l’unss sur l’heure mĂ©diane, Ă©videmment les enfants choisissent toutes leurs disciplines.
    Ma fille m’a parlĂ© de ce test de 6 eme, elle et un garçon ont fini les 5 minutes. Le sport n’est pas central dans notre culture.

    Nous sommes en partie responsables et devons montrer le chemin Ă  nos enfants.

    Le vrai problĂšme dans notre foyer est le temps passĂ© pour les devoirs. Tellement chronophage !!!!! A quand une rĂ©organisation du rythme scolaire pour que le sport puisse ĂȘtre au centre de nos vies ??!!

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  • LaĂ«titia

    Coucou Lucile,
    Rien Ă  redire sur tous ce qui a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© dit dans les commentaires, tout le monde semble d’accord et moi la premiĂšre sur le sport compĂšte, j’aurais aussi plein d’anecdotes qui vont dans le mĂȘme sens.
    Je voudrais juste partager l’avis de mes enfants de 11, 15 et 18 ans à qui je viens de lire l’article.
    3 ados / jeune adulte trĂšs diffĂ©rents en caractĂšre mais unanimes dans leur rĂ©action, je les cite : c’est faux ! on (au sens nous les enfants) on ne pense pas qu’à notre apparence, on aime faire du sport et il y a trĂšs peu de filles qui viennent avec du maquillage ou qui ne pensent qu’à leur apparence. Oui on met du dĂ©o et on change de tee shirt mais normal 😅
    90 % de leur classe – collĂšge et lycĂ©e sont contents d’avoir sport et (je cite toujours) on n’a pas peur de transpirer devant les autres, on s’en fou, il n’y a pas quelques hĂ©ros et les autres qui regardent
    Ils Ă©taient en colĂšre (mĂȘme si c’est Lucile qui fait un peu partie de la maison đŸ€Ł) et ont trouvĂ© que leur gĂ©nĂ©ration Ă©tait un peu caricaturĂ©e.
    Je prĂ©cise qu’ils sont Ă  l’école publique classique.
    Bref, je voulais faire entendre aussi leur voix ici pour contrebalancer un peu 😃
    Mais surtout merci pour ton article super engagĂ©, ça suscite du dĂ©bat Ă  la maison et ça c’est chouette : c’est super de prendre ce temps autrement avec les enfants pour partager les points de vue, se raconter des anecdotes et ça nous permet d’en savoir plus sur leur vie entre potes 😀
    A + 😊

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    • Lucile Woodward

      Merci ! moi aussi enfants Ă  l’école publique du coin. Et merci pour la rĂ©action de tes enfants !!!

  • Sophie Vasseur

    Sujet super intéressant et commentaires édifiants !
    Proposition de dispositif différent et super positif. Déjà existant à la faveur de volonté communale ou associative : les « écoles des sports ».
    Ce fonctionnement peu dĂ©veloppĂ© mais tellement efficace favorise l’activitĂ© physique et le sport plaisir dĂšs le plus jeune Ăąge.

    Le principe : une discipline sportive différente pratiquée entre chaque période de vacances scolaires.
    Exemple : handball en periode 1 / athlétisme en période 2 / gym en période 3 / natation en période 4 / tennis en période 5. Et chaque année, ça varie un peu.

    Pas de compĂ©tition mais des sorties « loisirs » Ă  la journĂ©e plusieurs fois dans l’annĂ©e. Selon les budgets et le opportunitĂ©s du secteur gĂ©ographique : sortie ski, balade Ă  vĂ©lo, rando, course d’orientation, voile, escalade, sports d’eau vive, etc.
    TestĂ© comme Ă©duc bĂ©nĂ©vole et maman : c’est top đŸ‘đŸŒ L’idĂ©al pour se dĂ©penser et s’amuser sans obligation de se spĂ©cialiser !

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    • Constance

      meme principe de cycles d’activitĂ© chez nous. Mes enfants sont en CE2, toutes les 6 semaines ils changent. Pour le moment ils ont fait rugby (avec un membre du racing 92 !!!), judo, jeux co et aprĂšs les vacances ce sera hockey. La commune organise aussi des Olympiades inter-Ă©coles, c’est de la compet’ mais trĂšs bon enfant (cas de le dire) et ils ont Ă  cƓur de tout donner pour leur classe ou leur Ă©tablissement.

  • Sophie

    Merci Lucile pour cet article
    3 enfants ici : garçon bientĂŽt 18 ans, il faisait de l’athlĂ©tisme en club jusqu’à l’annĂ©e derniĂšre mais peu de compĂ©titions car il n’aime pas, cette annĂ©e il est en club running avec des personnes de tout Ăąge mais comme mĂȘme largement plus ĂągĂ© que lui ( 30 40 50 et mĂȘme 60) et il adore, fractionnĂ© une fois par semaine et renfo, et une course longue le weekend ( dĂ©contractĂ©)
    Au moins pour l’annĂ©e prochaine oĂč il sera en Ă©tudes supĂ©rieures avec peu de temps, il pourra caler des petites sorties pour se dĂ©fouler. Je pense qu’il ne pourra pas faire partie d’un club sportif

    Le deuxiĂšme : 15 ans, basket Ă  fond depuis ses 7 ans, mais demande aussi un investissement de la part des parents pour les matchs qui sont loin
    Aime l’esprit d’équipe et ses entraĂźneurs sont parfois trop compĂ©tition mais il ne se vexe pas de se prendre des remarques
    La troisiĂšme : 11 ans, natation sans compĂ©tition, mais j’ai peur qu’à la pubertĂ© elle lĂąche la piscine ( avec ses rĂšgles et tout ça ) mais n’aime pas non plus la compĂ©tition
    Elle se sent bien dans l’eau et aime cette sensation
    AprĂšs il y l’ AS au collĂšge le mercredi aprĂšs-midi oĂč il font plein de sport diffĂ©rents ce qui est top ( j’aimerais que ma fille y aille, ses frĂšres n’ont jamais voulu..)

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  • CĂ©line

    wahou!! Quel bel article qui reflĂšte tellement ce que je vis ou j’ai vĂ©cu avec mes enfants.
    Les coachs qui mettent la pression : » l’objectif de cette annĂ©e c’est de passer en poule 2! Donc si vous ĂȘtes lĂ  pour vous amuser, ce n’est pas la peine de venir! » RĂ©sultat : mon fils a arrĂȘtĂ© le basket! Il aimait jouer pour le plaisir, pour partager des bons moments avec ses amis. C’est dommage de dĂ©goĂ»ter les jeunes comme ça.
    Je suis Ă©galement enseignante en Ă©lĂ©mentaire et passionnĂ©e de sport. J’essaie de faire dĂ©couvrir le sport autrement Ă  mes Ă©lĂšves. Kinball, vtt, escalade, accrogym, danse, athlĂ©tisme, course d’orientation. Ils apprennent tellement d’autres choses en faisant du sport!
    Mais je suis Ă©galement formatrice et je circulent dans de nombreuses Ă©coles. Et je comprends que certains enseignants abandonnent : pas de salle ou d’espace extĂ©rieur adaptĂ©, pas de matĂ©riel, des parents qui grincent si les enfants font sport dehors en plein hiver ou qui rĂąlent parce qu’on ferait « mieux de faire des maths et du français »! Et peu ou pas de formation en sport!! Rien n’est fait non plus pour inciter les enseignants Ă  faire eux-mĂȘmes du sport! C’est tellement dommage!

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  • Pascaline

    Bonjour Lucile.
    Article trÚs intéressant comme toujours.
    J’ai 3 enfants (garçon de bientît 17 ans et 2 filles de 14 et 12).
    Ils sont sportifs depuis tout petits (foot en club pour mon fils et hockey sur gazon (sport trÚs présent en Belgique et surtout dans la région de Bruxelles) pour mes filles donc 3 entraßnements par semaine + match (et aussi cours d équitation et tennis)).
    Il ne vient pour l instant Ă  personne d arrĂȘter le sport ; en Belgique, l’école finit tĂŽt et on peut « facilement » faire du sport aprĂšs l’école.
    Je rejoins ce que tu dis sur le sport en primaire et comment tu es perçu dans ta classe si tu es sportif/ve. C’est le cas de mes enfants ; c’est surtout perceptible chez les filles ; elles sont aussi bien sĂ»r attentives Ă  leur look (pas de maquillage par contre) mais elles sont trĂšs apprĂ©ciĂ©es par le prof de sport et le reste de la classe car se donnent Ă  fond et sont mĂȘme qqfois « obligĂ©es » de faire Ă©quipe avec les garçons tellement peu de filles sont investies dans les cours d EPS.
    Le lycĂ©e oĂč ils Ă©tudient est aussi trĂšs moteur dans les projets sportifs et il y a AS (avec une offre trĂšs variĂ©e de sports proposĂ©es) tous les midis pendant l’heure du dĂ©jeuner avec passage prioritaire Ă  la cantine.
    Pour finir, nous parents sommes prĂ©sents Ă  tous les matches et sommes aussi sportifs (totalement amateurs) et cela nous semble essentiel de « donner l’exemple ».
    Bonne journée.

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  • Claire

    Bonjour Lucile,
    Petit complĂ©ment qui va dans le mĂȘme sens : vu le nombre d’heures passĂ©es Ă  l’école par semaine au primaire, le sport loisir pourrait trĂšs bien ĂȘtre intĂ©grĂ© dedans. Combien d’écoles font faire aux enfants les 30 min journaliĂšres ???
    Quant au sport en dehors de l’école, dans « ma » campagne, c’est effectivement trĂšs orientĂ© compet mĂȘme chez les enfants de cet Ăąge-lĂ  (en gym par ex). Ou pas de proposition du tout d’ailleurs (par ex le club d’athlĂ© ne prend qu’à partir du collĂšge).
    Quand j’étais enfant, je faisais dans une structure municipale du multisports (plein de sports diffĂ©rents dĂ©couverts dans l’annĂ©e).

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  • Annick

    Bonjour. Wouah ! quel article !👍 Je suis sidĂ©rĂ©e par ces adolescentes influencĂ©es. Enfants, mes garçons avaient le choix du sport pour l’annĂ©e Ă  venir. Puis, poursuivre l’annĂ©e suivante ou en dĂ©couvrir un autre. Aujourd’hui l’inscription annuelle Ă  un sport pour nos 3 petits enfants (de 5 Ă  13 ans) fait l’objet du cadeau (ou participation) que nous leur offrons Ă  leur anniversaire. C’est en fait plus qu’un cadeau annuel, ce sont des valeurs « à vie « . Nous les encourageons dans le sport choisi, participons aux dĂ©placements, pour soulager les parents (nos enfants). En vacances chez papy mamy, on bouge (en extĂ©rieur et intĂ©rieur) et ils me suivent quotidiennement pendant la pratique de « mes » 30 mn ECLW. (connaissent bien Lucile..en vidĂ©o). Cet article me conforte Ă  poursuivre mes actions. En acceptant de passer l’agrĂ©ment (intervenant bĂ©nĂ©vole) pour accompagner les enfants aux sorties Ă  la piscine je sais que je contribue Ă  PERMETTRE AUX ENFANTS des Ă©coles (locales) de se familiariser Ă  cet espace et apprendre Ă  nager. A bientĂŽt.

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  • Marie

    Bonjour Lucille,

    Merci pour cet article trĂšs pertinent. J’apporte mon regard vu d’un autre continent, l’Australie, oĂč sont nĂ©s et grandissent mes 3 enfants. Ici, le sport est religion dĂšs la petite enfance. L’environnement joue certainement mais je constate aussi un investissement important des parents. A l’école aussi, ils font beaucoup plus de sport et les journĂ©es finissant Ă  15h, cela laisse la place Ă  beaucoup d’activitĂ©s extra-scolaires. Tout n’est pas parfait, loin de lĂ , mais pourrait ĂȘtre source d’inspiration pour faire mieux sur la motivation des jeunes en sport.
    Merci pour ce partage intéressant qui fait réfléchir .

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  • Aude

    trĂšs bon article (comme d’habitude) ; j’ai la chance d’avoir des filles qui ne se sont pas laissĂ©es influencer pour l’apparence (en tout cas le maquillage, le look par contre un peu il faut un bel outfilt!) mais comme dĂ©jĂ  dit dans d’autres commentaires, l’exemple des parents jouent beaucoup : je ne me suis jamais maquillĂ©e (donc naturelle) et je fais du sport donc les enfants me voient dĂ©goulinantes. par contre, la question des vestiaires reste importante (parfois mixte, pas de temps pour se changer 
.). CotĂ© sport : merci les AS de collĂšge et lycĂ©e qui permettent de dĂ©couvrir des sports, l’arbitrage, quelques compĂ©titions mais dans un esprit plaisir. cotĂ© club : j’ai eu la chance de club de tennis bienveillant qui accompagnait ceux qui le vouaient dans les tournois individuels (mon fils ainĂ©) mais surtout les tournois en Ă©quipe qui permettent Ă  tout le monde de reprĂ©senter son club, ou juste suivre les entrainements (ma fille) et un entraineur qui a approuvĂ© l’arret de mon plus jeune parce qu’il voyait bien qu’il n’avait pas de plaisir (aucun commentaire sur son niveau), passage par le ping-pong pour le plaisir pendant 3 ans et maintenant du padel. bref, continuer le sport le plus longtemps possible meme qd Ă  16 ans on n’a du mal Ă  se motiver ! Ne pas lacher !

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  • Muriel

    Merci Lucile. Dans le mille, comme d’hab. 😉
    Je dĂ©sespĂšre de voir mes enfants, surtout ma fille de 14 ans, prendre goĂ»t au sport. Je lui ai lu ton article ce matin, au petit-dĂ©jeuner. Elle etait d’accord sur le fait que beaucoup de ses amies ne veulent pas. Elle, par contre, fait beaucoup d’efforts pour participer. Elles a de trĂšs bonnes notes partout, sauf en EPS, alors qu’elle fait tout pour ne pas baisser sa moyenne gĂ©nĂ©rale Ă  cause de cette matiĂšre. Mais force est de constater qu’on ne rĂ©compense pas les efforts. Comme depuis toujours, il faut ĂȘtre dĂ©jĂ  fort, dĂ©jĂ  sportif, pour avoir des bonnes notes. Ce qui ne contribue pas Ă  l’encourager, bien au contraire. J’ai mĂȘme failli prendre rdv avec le prof de sport pour lui en toucher deux mots (alors que les parents, en gĂ©nĂ©ral, vont voir le prof de maths, de français;-)).
    J’ai pour ma part toujours Ă©tĂ© sportive, et je pratiquais le hand en club. Quand je lui ai dit qu’à cette Ă©poque-lĂ , les sports collectifs contribuaient Ă  dĂ©shyniber, qu’on prenaient toutes la douche ensemble aprĂšs l’entraĂźnement, et que ça ne gĂȘnait personne, elle a fait de gros yeux. Apparemment, cela ne se fait plus, mĂȘme en club. Respecter la pudeur de chacun.e, c’est trĂšs bien. Mais Ă  cet Ăąge ingrat, ça fait Ă©galement beaucoup de bien de voir que les copines aussi ont des poils, de la cellulite, des boutons partout, mĂȘme sur les fesses. 😉
    Comment lutter contre ses complexes d’adolescentes, si la seule image que l’on perçoit des autres, ce sont les corps parfait, et parfaitement lisses des rĂ©seaux sociaux ? Si au collĂšge, on ne voit les autres filles que cachĂ©es derriĂšre leurs vĂȘtements et maquillage ?
    VoilĂ , je suis dĂ©pitĂ©e de voir ma fille (et ses copines) se focaliser sur la trace de la culotte qu’on pourrait voir Ă  travers le jogging, sur les tĂ©tons qu’il ne faut surtout pas voir apparaĂźtre sous la brassiĂšre
quand j’entends les remarques qu’elles se font entre elles, je me retiens d’aller faire une distribution de baffes Ă  la sortie du collĂšge.

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  • Violaine

    Bonjour Lucile, merci pour cet article trÚs intéressant.
    Un autre tĂ©moignage pour ma part. Ma fille de 14 ans pratique la gym en compĂ©tition (3x/semaine) depuis 5 ans. Depuis toute petite, je l’ai « traĂźnĂ©e » avec moi au ski, au ski de fond, Ă  la randonnĂ©e Ă  pied, au vĂ©lo, Ă  la natation. Tous ces sports n’ont pas pris « pour l’instant ». MAIS
 ce que je constate, c’est qu’elle s’éclate dans son sport de gym en club parce qu’elle a ses copines, parce que son entraineur reste un bonhomme humain qui leur donne du PLAISIR! Finalement les rĂ©sultats restent accessoires parce qu’elles se marrent. Son apparence physique est importante mais elle n’est pas accrochĂ©e au maquillage. Je restreins autant que faire se peut l’accĂšs au tĂ©lĂ©phone, je ne cache pas que c’est une vraie source de conflit.
    En revanche, j’ai aussi Ă  la maison la fille de mon conjoint, 14 ans aussi, et qui ne jure que par le maquillage et l’apparence. Elle passe son temps sur son tĂ©lĂ©phone, et l’apparence a davantage d’importance que ses propres envies ou convictions (c’est elle qui le dit). MĂȘme si elle pratique encore le cirque une fois par semaine, il n’y a plus moyen de la faire sortir pour autre chose que du shopping. C’est d’une tristesse terrible.
    Conclusion: ça s’apprend bien depuis tout petit, et je suis assez d’accord sur le fait de varier les sports, et bien entendu de prendre du plaisir, c’est essentiel. Par ailleurs, quand ils grandissent, restreindre l’accĂšs aux Ă©crans me paraĂźt indispensable.

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  • SARAH

    Hello,
    Cet article m’a fait me questionner. Mon frĂšre et moi nous n’avons jamais fait du sport en compĂ©tition mais nous n’avons jamais non plus arrĂȘtĂ© le sport. Nous sommes adultes maintenant et mon frĂšre jeune papa. Mon constat c’est que l’environnement familial a une Ă©norme influence. Mes parents sont tous les 2 sportifs et surtout ils aiment ĂȘtre dehors. Mon frĂšre faisait du VTT et de la Voile avec mon Papa puis avec des copains (on est bretons). Aujourd’hui encore quand ils se voient c’est pour aller faire du vĂ©lo. Je faisais de la natation et de la danse avec ma maman ado. Ma maman s’est remis au claquette avec moi quand j’étais ados. On s’était automotivĂ©. Les vacances Ă©taient aussi axĂ©s extĂ©rieur : surf, ski, randonnĂ©e depuis petits. On allait voir le samedi soir des matchs de basket en famille. Aujourd’hui, je fait du ski de randonnĂ©e, de la randonnĂ©e ou de l’escalade avec mon Papa quand on se voit. C’est une synergie familiale le sport chez nous. J’avais aussi des copines sportives avec qui j’allais nager, courir. Je conçois que c’est aussi un budget pour certaines familles. Chez nous, toutes les demandes les plus farfelus de stages sportifs, d’équipements sportifs, c’était oui. Pour le sport plaisir, je recommande les stages d’UCPA ou les stages/colo multisport organisĂ© par les communes pendant les vacances scolaires. A retenir : l’environnement familial joue pour beaucoup.

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  • Catherine

    En NorvĂšge quasiment pas de compĂ©tition avant 13 ans et combien de mĂ©dailles aux JO d hiver ? ils sont aujourd’hui premiers au classement me semble t il

    Répondre
  • Catherine

    En NorvĂšge quasiment pas de compĂ©tition avant 13 ans et combien de mĂ©dailles aux JO d hiver ? ils sont aujourd’hui premiers au classement me semble t il

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  • AurĂ©lie Chatelier

    Bonjour Lucile et merci pour cet article !
    Mes enfants ont le mĂȘme Ăąge que les tiens et font les mĂȘmes constats
 mais dans une zone rurale oĂč une majoritĂ© de lycĂ©ens ne font plus de sport : bus Ă  7h15, retour Ă  19h avec les devoirs, pas d’association sportive au lycĂ©e (ce qui nous sauvait au collĂšge !), et pas grand-chose – rien, en fait – le week-end comme offre pour les ados. Tout repose sur la volontĂ© de faire du sport seul Ă  la maison ! Je constate avec ma fille de 14 ans qu’elle se braque Ă  l’idĂ©e que des gens la voient faire du sport et la jugent nulle. A la piscine ça va, mais elle ne fait pas de longueurs sans moi, elle ne se trouve pas lĂ©gitime dans une ligne de nage (alors qu’elle a pris des cours pendant 3 ans donc elle gĂšre bien). Dur dur l’adolescence

    Mon fils a Ă©tĂ© dĂ©goĂ»tĂ© des compĂ©titions par 3 ans de basket avec l’injonction aux rencontres tous les week-ends, les copains qui ne te font pas de passes en entraĂźnement si tu fais pas les compĂ©titions
 heureusement il a trouvĂ© son sport « plaisir » depuis 4 ans dans un club de boxe bien plus relax et oĂč il peut maintenant participer au cours ados / adultes : tous les Ăąges, tous les niveaux, toutes les silhouettes. J’espĂšre que ça l’aidera Ă  continuer Ă  s’y sentir Ă  l’aise en grandissant.

    Répondre
  • StĂ©phanie

    Salut Lucile. Concernant l’arrĂȘt du sport pour les adolescentes, il y a aussi les horaires qui compliquent la donne. Ma 15 ans fait de la danse au conservatoire depuis ses 4 ans et plus tu avances en Ăąge plus l’entraĂźnement est tardif. Cette annĂ©e 19H/20H30. L’annĂ©e prochaine 20H30/22H. A 16 ans ? Ce n’est vraiment pas adaptĂ© !
    Quant Ă  ma 2Ăšme trĂšs trĂšs sportive, les coachs de hand ou de taekwondo ne sont vraiment pas sympas, leur hurlent dessus, il faut s’accrocher pour garder la motivation. Je fais un parallĂšle avec le conservatoire : ils proposent une formation trĂšs exigente Ă  des gens qui veulent en faire toute leur vie. Mais ils finissent pas en dĂ©gouter les autres.

    Répondre
  • Marion

    Bonjour Lucile,

    Je partage complĂštement ton point de vue. Quel dommage qu’il n’y ait pas d’entre deux entre la flemme sur le canap’ et le sport compĂ©tition pour nos ados. Je suis dans la team rugby avec mes 3 garçons (17, 15 et 12 ans) depuis bientĂŽt 8 ans:
    – les points positifs: ils s’éclatent, apprennent la persĂ©vĂ©rance, l’esprit d’équipe et passent plus de temps dehors qu’à la maison sur les Ă©crans
    – les points nĂ©gatifs: leur manque de curiositĂ© pour d’autres sports (« quoi Maman, tu fais de la danse, mais c’est pas un sport? »), le manque de mixitĂ© (2 filles grand max par Ă©quipe et entre mecs Ă  partir de 14 ans), la logistique familiale (mission impossible de trouver un weekend oĂč il n’y aura pas un match/tournoi)
    Bref, je m’estime chanceuse d’avoir des enfants sportifs et j’espĂšre qu’ils continueront Ă  pratiquer (quel que soit le sport) Ă  l’avenir, mais Ă  l’échelle de la jeunesse française, et notamment des filles, quel gĂąchis! Surtout quand on sait qu’aprĂšs les coachs sportifs (toi la premiĂšre!) nous incitent Ă  40 ans Ă  aller trouver notre sport plaisir !
    Merci de nous éclairer sur ce sujet
..

    Répondre
  • Priscilia

    Malheureusement c’est toujours d’actualitĂ© pour la natation. Ma fille est en 4e et vient d’arrĂȘter la natation en compĂ©tition car elle est Ă©puisĂ©e par le rythme, mais pas de cours de natation loisir pour son Ăąge. AprĂšs les cours d’apprentissage pour les enfants, soit c’est le niveau compĂ©tition, soit c’est le cours loisir/perfectionnement adultes qui est bien trop tard dans la journĂ©e (et je ne vais pas la mettre avec que des adultes). C’est dommage parce qu’elle adore nager et il n’y a pas vraiment d’autres sports qui l’intĂ©resse.
    En tout cas merci Lucile de nous proposer toujours du contenu de qualitĂ©. C’est un plaisir de te lire.

    Répondre
  • Margaux

    Merci pour cet article que je trouve hyper intĂ©ressant, c’est une riche idĂ©e d’avoir demandĂ© l’avis a tes enfants. J’avoue qu’en tant que maman de deux petites filles de 2 et 4 ans ça me fait trĂšs peur par contre. On a un sacrĂ© poids sur nos Ă©paules pour que nos filles ne tombent pas dans cet attrait pour l’apparence Ă  l’excĂšs et s’intĂ©ressent Ă  autre chose que ce soit le sport ou la culture. Quand elles sont petites c’est facile de les intĂ©resser a plein de choses mais j’ai l’impression que quand les enfants grandissent c’est vraiment dur de lutter contre les effets de la sociĂ©tĂ©. En tout cas ma fille de 4 ans fait du karatĂ© cette annĂ©e ça ne la branche pas plus que ça, on fera autre chose l’annĂ©e pro. J’ai la chance d’ĂȘtre avec elles le mercredi ça ouvre plus de portes. Elle fait aussi du vĂ©lo a cĂŽtĂ© de moi qui court, j’espĂšre qu elle retiendra qu ĂȘtre rouge et les cheveux gras on s’en fout 🙂

    Répondre
  • Delphine

    Bonjour, merci Lucile. Je te rejoins sur tous les points. Surtout la pression de la notation. Et la notation Ă  l’école ça n’aide pas au sport plaisir. Mais j’ai aussi souvenir de la pression de devoir faire gagner son Ă©quipe sinon on Ă©tait pas dĂ©sirĂ© dans l’équipe. J’ajouterais que les enfants sont beaucoup plus devant l’écran. J’ai grandi avec une seule tĂ©lĂ©vision dans la maison et elle n’était pas allumĂ©e toute la journĂ©e. On jouait avec nos amis dehors, on se dĂ©pensait et finalement on faisait du sport (vĂ©lo, roller, courrir) sans ĂȘtre en club. Donc le sport plaisir c’était dĂ©jĂ  un problĂšme avant, les Ă©crans c’est plutĂŽt rĂ©cent.

    Répondre
  • Helene

    Bonjour et merci pour cet article
    Perso j’ai 3 enfants dont 2 en lycĂ©e sportif et plutĂŽt compĂšt. Le troisiĂšme doit trouver sa place dans la fratrie oĂč il est jugĂ© comme pas sportif et dans les clubs. Il a eu une bonne expĂ©rience en escalade mais a arrĂȘtĂ© quand il a voulu faire de la compĂ©tition, c’est pas son truc. Du coup direction le club de basket pour rejoindre les copains qui jouent avec l’équipe 1 mais lui avec la 3. Pas d’entraĂźnement en commun, il joue mĂȘme pas 5â€Č par match, 
 Heureusement un coach est attentif, lui propose de faire des entraĂźnements avec les copains et l’a amenĂ© vers l’arbitrage.
    Je loue les quelques coachs sportifs loisir rencontrĂ© en club et des profs d’EPS avec du sport le midi ou le sport est partagĂ© entre copains
    Bonne journée

    Répondre
  • Anne B

    Et oui
.
    Triste réalité
    Ma premiĂšre faisait de la danse aprĂšs avoir subi 2 galas elle a arrĂȘtĂ© et a fait de l’escrime dĂšs que le prof a parlĂ© de compĂ©tition elle a aussi arrĂȘtĂ©. Elle a fait de l’équitation elle a arrĂȘtĂ© au moment oĂč on lui a dit qu’il fallait qu’elle passe son galop
. Bref ! Cette mĂŽme voulait juste faire du sport pour le fun

    Quand Ă  la deuxiĂšme, le pĂŽle espoir judo lui tendait les bras et c’est Ă  ce moment qu’elle a dit stop j’arrĂȘte tout. Je pense qu’elle avait Ă©tĂ© Ă©puisĂ©e avec l’annĂ©e prĂ©cĂ©dente aux jeunes athlĂštes prometteurs avec Ă©normĂ©ment d’entraĂźnements et de compets. Je confirme les filles aprĂšs 15 ans c’est compliquĂ© 
 C’est aussi le moment oĂč on a d’autres prioritĂ©s les amitiĂ©s, les amours, les sorties
. Mais plus tard quand la base est lĂ  ils peuvent y revenir. Ma deuxiĂšme a dĂ©cidĂ© d’aller Ă  la salle de sport cette annĂ©e. Comme quoi ce n’est jamais complĂštement perdu et encore moins quand on continue de donner l’exemple.
    Par contre si je te rejoins sur le sentiment d’invincibilitĂ© ressentie par les ados je continue quand mĂȘme d’avoir une partie du discours orientĂ© santĂ©. Ça ne fait pas Ă©cho aujourd’hui mais ça le fera demain. C’est un peu comme le pourquoi de ce qu’on met dans leurs assiettes
 je me vois mal cesser de leur dire que Tasty crousty tout le temps ce n’est pas bon pour leur santĂ©. Et un jour ça finira par raisonner.

    Répondre
    • Lucile Woodward

      Tout Ă  fait raison pour l’aspect santĂ©, ici on a testĂ© les Tasty Crousty maison. C’était dĂ©licieux, c’est mon fils qui a trouvĂ© la recette sur youtube ! Parfois les Ă©crans c’est super !

  • Marilyne

    En effet, mĂȘme expĂ©rience ici avec la gym et l’athlĂ©tisme, pour moi quand j’étais petite, et pareil pour ma fille ensuite
 rien n’a changĂ©. Gym : 2 Ă  3 entraĂźnements par semaine et des dĂ©placements parfois loin les week-ends oĂč fallait prendre un hĂŽtel pour l’emmener en compĂ©tition
 elle adorait la gym mais, et malgrĂ© le fait qu’elle soit plutĂŽt douĂ©e, elle n’aimait pas la compĂ©tition. « Maman je suis dĂ©jĂ  notĂ©e toute la semaine, j’en ai marre ! ». Elle voulait faire de la gym pour le plaisir mais il n’existait rien pour ça. Donc arrĂȘt, Ă  grand regret. Mais en t’écoutant depuis des annĂ©es j’ai jamais lĂąchĂ© sur le principe qu’elle devait faire un sport en dehors de l’école. Aujourd’hui elle fait de la boxe au lycĂ©e parce qu’elle a pu commencer tranquillement Ă  son rythme avec un coach Ă  domicile l’annĂ©e prĂ©cĂ©dente ! C’est bien mais tout le monde ne peut pas se le permettre financiĂšrement.
    Merci Lucile de pointer ces dysfonctionnements societaux majeurs.

    Répondre
    • Lucile Woodward

      Merci Marilyne, je note vos tĂ©moignages super positifs sur l’UNNS les sports scolaires au collĂšge et lycĂ©e !!

  • Estelle

    Je suis tellement d’accord avec cette analyse. Mon fils 14 ans, Ă  fond dans le sport, me dit que les filles ne pensent qu’à leurs cheveux et leur maquillage mais que les garçons aussi (pour les cheveux et le look)! effectivement mes enfants sont sportifs car nous acceptons que nos week-end soient rythmĂ©s par les compĂ©titions, les cross, les interclubs, parce que nous parents, nous nous investissons dans leur pratique en Ă©tant bĂ©nĂ©voles dĂšs que possible. Egalement ils aimeraient beaucoup avoir des stages multi sport et ne pas ĂȘtre obligĂ©s de choisir une seule pratique! mais pas possible.

    Répondre
    • Lucile Woodward

      Oui les enfants mĂȘme plus ĂągĂ©s aiment dĂ©couvrir plein de sport diffĂ©rents. Les colos sportives sont excellentes pour cela.

  • Marion

    Bonjour Lucile ce tĂ©moignage me parle beaucoup. AprĂšs 4 ans d’aviron dans un trĂšs bon club, ma fille a arrĂȘtĂ© en cours d’annĂ©e. Non elle ne se maquille pas, elle n’est pas lisse. Simplement elle en a eu assez de la pression des coachs, des discours culpabilisants, des week-ends compĂ©titions. Elle fini l’annĂ©e Ă  l’UNSS le mercredi aprĂšs midi pour l’instant ça ira. En septembre elle va essayer le tennis. Il hors de question qu’elle arrĂȘte le sport mais il est hors de question qu’elle se braque ou qu’elle se blesse. On a un vrai problĂšme avec le sport loisir pour les jeunes. Merci Lucile pour cet article trĂšs intĂ©ressant

    Répondre
  • OdileB

    complĂštement d’accord avec toi, Lucile, Ă  tout point de vue. c’est du factuel, du vĂ©cu. alors moi, je dis :« Lucile, use et abuse de tes connaissances, de ton pouvoir, pour en parler aux fĂ©dĂ©rations, Ă  la ministre des Sports. » Pousse un gros coup de gueule Ă©galement aux influenceuses toujours lisse et non dĂ©goulinante alors qu’elles sont soi-disant sportives. c’est super de le dire Ă  ta communautĂ©, mais on est dĂ©jĂ  toutes convaincues par ton discours. et on y adhĂšre Ă  200 %. Un immense bravo pour ton Ă©nergie.

    Répondre
    • Lucile Woodward

      Merci. J’ai essayĂ© avec le ministĂšre des sports Ă  l’époque des jeux, mais ils avaient dĂ©jĂ  leurs idĂ©es


  • DElphine

    Bonjour,
    100 % d’accord sur tous les points ! tu as tout bien rĂ©sumĂ©.
    J’ai 2 garçons , le premier de 17 ans , TRES sportif, en sport Ă©tudes, qui a fait une multitudes de sport de la maternelle au collĂšge pour finalement se prendre de passion pour le volley et se spĂ©cialiser Ă  14 ans . Le deuxiĂšme , de 12 ans, sportif Ă©galement , mais un degrĂ© moins, a commencĂ© le hand Ă  9 ans, trĂšs vite son coach a voulu le spĂ©cialiser gardien de but , mais aujourd’hui, Ă  12 ans, il s’ennuie dans les cages, rĂȘve de passer attaquant sur le terrain mais se voit freiner par son coach dont l’équipe est dĂ©jĂ  fixĂ©e en cours de championnat, et je vois bien la motivation de mon fils s’essouffler peu Ă  peu
 c’est dommage !!

    Répondre
    • Lucile Woodward

      Totalement vrai pour les gardiens dans ces types de sport. Sauf si il y a un vrai groupe de gardiens de diffĂ©rents Ăąges qui s’entrainent spĂ©cifiquement, mais ça demande un coach en plus qui sait ce qu’il fait

  • StĂ©phanie

    oui, oui et oui !
    J’adhĂšre totalement. Mes filles ados font gym. Mauvaise encadrement, on les pousse Ă  la perf, ça fait plusieurs saisons qu’elles se blessent, de grosses blessures. RĂ©sultats plusieurs saisons en dents de scie et la relĂ©gation dans un groupe dit loisirs oĂč le niveau est faible, les filles sont dĂ©motivĂ©es.
    Mon petit dernier fait boxe, beaucoup de jeux, du renfo qui fait mal comme il dit, il adore, il se sent fort parce qu’il apprend à combattre avec le jeu.
    Je pratique les arts martiaux depuis 25 ans, la seule chose que je leur demande, c’est une fois inscrit, on s’engage : Ă  y aller, Ă  apprendre, mĂȘme quand on a la flemme, parce qu’aprĂšs, on se sent toujours mieux. On a le droit de changer de sport mais une fois l’inscription faite, on y va et on rĂ©flĂ©chit pourquoi on y va. MalgrĂ© le coach qui hurle, malgrĂ© la flemme. Parce qu’on le fait pour soi
 pour moi, c’est lĂ  l’essentiel. Ce n’est ni une question de perf, ni une question de coach. Juste pour soi


    Répondre
    • Lucile Woodward

      Superbe Ă©ducation StĂ©phanie. Perso j’ai quand mĂȘme fait arrĂȘter un sport Ă  l’un de mes enfants en milieu d’annĂ©e Ă  cause d’une vraie souffrance psychologique avec coach toxique. Il faut savoir doser 


  • Celine

    Merci beaucoup pour cet article ! J’ai Ă©galement 2 enfants 14 et 17 ans qui ont arrĂȘtĂ© le sport tous les deux. J’ai pourtant essayĂ© de les motiver pour faire du sport ils en ont essayĂ© plusieurs mais vu qu’ils n’étaient pas trĂšs bons ils Ă©taient chaque fois mis de cĂŽtĂ© et mĂȘme dĂ©nigrĂ©s par l’entraĂźneur. Quand mon fils cadet a voulu arrĂȘtĂ© le tennis , sa prof lui a dit que de toutes façons il Ă©tait nul et qu’il Ă©tait temps qu’il l’admette.
    Quand il Ă©tait en club d’athlĂ©tisme, mon aĂźnĂ© devait faire des tours de terrain en « punition » pour n’avoir pas participĂ© au cross le dimanche.
    Donc comment aprĂšs avoir un discours sur le sport plaisir et santĂ© avec eux. C’est trĂšs difficile. J’essaye pourtant de leur faire faire des activitĂ©s sportives malgrĂ© tout (balade vĂ©lo en famille.
    J’ai l’impression d’un Ă©norme gĂąchis.

    Répondre
    • marieke

      entiĂšrement d’accord !! mes filles (16 et 18 ans) ont toutes les deux arrĂȘtĂ© le sport aussi, en fin de collĂšge
 ma grande faisait de l’athlĂ©, mais groupe trop compĂšt’, l’entraineur ne s’occupait pas du tout de ceux qui ne voulaient pas en faire (elle en faisait partie), ça l’a dĂ©goutĂ©e. et idem pour ma 2Ăšme en natation
 entraĂźnement du groupe compĂšt’ et des loisirs en mĂȘme temps. RĂ©sultat : les loisirs finissaient dans le petit bassin Ă  jouer parce que l’entraineur ne leur faisait rien faire

      je trouve aussi que c’est un Ă©norme gĂąchis. et pourtant nous parents, on est trĂšs sportifs. ça ne suffit pas Ă  les motiver


  • Svetlana

    Bonjour Lucile et merci pour ce partage. c’est triste de constater ça quand on connaĂźt les bienfaits du sport! c’est sur que les adultes ont leur part de responsabilitĂ© sur les actions Ă  mener pour faire changer ces mentalitĂ©s. mais quand on voit l’hypocrisie du gouvernement qui valorise les JO et les grands sportifs mais ne s’investit pas sur les actions concrĂštes Ă  mener pour promouvoir le sport santĂ© et plaisir envers l’ensemble des enfants c’est mal parti

    Et concernant l’importance du sport sur sa santĂ©, Si les enfants savaient que bcp de soucis de santĂ© de nos aĂźnĂ©s sont liĂ©s Ă  la sĂ©dentaritĂ© peut ĂȘtre qu’ils rĂ©aliseraient l’importance de commencer Ă  pratiquer du sport rĂ©guliĂšrement 😉 perso le fait de vouloir rester indĂ©pendante physiquement le plus tard possible est une excellente motivation Ă  aller au sport!

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    • Lucile Woodward

      Oui bien sĂ»r mais les sujets du grand Ăąge 
 les enfants n’y sont pas du tout sensibles et ça se comprend

  • CĂ©cile

    Et que dire de l’exclusion du handicap ???
    Je m’explique. Mon enfant handicapĂ© suite Ă  un avc (handicap physique, fonctionnel donc), adorait jouer dans l’eau. On a voulu l’inscrire Ă  Lyon dans une piscine pour dĂ©couvrir la natation, sport Ă  sa portĂ©e, sport plaisir. Évidemment, on savait qu’il Ă©tait hĂ©miplĂ©gique hein ! RĂ©ponse du responsable : « ici, ce n’est pas une piscine de village ». Fin du bal. Pas de natation, c’est pour la compĂ©tition. DĂ©ception et dĂ©goĂ»t.

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    • Lucile Woodward

      Je suis dĂ©solĂ©e CĂ©cile, c’est trĂšs dur de lire vos propos. J’espĂšre que votre fils a trouvĂ© un entraineur de natation bienveillant

  • BĂ©nĂ©dicte

    Super article, d’autant plus parlant pour moi qui suis animatrice sportive auprùs d’enfants et d’ados!
    Je suis convaincue que les bonnes habitudes sportives se prennent dĂšs le plus jeune Ăąge mais tu as raison Lucile, trop de compet’ tue la compet’ (j’ai moi mĂȘme arrĂȘtĂ© le tennis du jour au lendemain aprĂšs plus de 10 ans en compĂ©tition
et j’ai mis 15 ans de plus pour retoucher une raquette đŸ˜”â€đŸ’«)

    Encourageons donc nos enfants et ados mais surtout MONTRONS leur l’exemple!! C’est à nous parents de leur faire aussi aimer le sport au travers de nos pratiques (et si on n’est pas sportif, il y a sans doute un tonton ou une amie proche qui peut servir d’exemple à nos enfants)

    Vive le sport, le vrai, celui qui nous fait transpirer et nous fait du bien (car sincùrement du sport avec du maquillage parfait
?!)

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  • Lucie

    Pour moi la plus grosse contrainte c’est le temps. J’ai deux enfants de 8 et 6ans, mon mari et moi travaillons de 8h Ă  18h du lundi au vendredi, personne Ă  nos cĂŽtĂ©s pour nous aider avec nos enfants
.nous inscrivons nos enfants au seul club qui a des cours le samedi matin. Cercle vicieux


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    • Lucile Woodward

      Oui absolument !!! Sujet trĂšs important dont je n’avais pas forcĂ©ment la place de parler. ArrĂȘter les cours (dĂšs le primaire!) Ă  15h et faire venir les assos sportives pour prendre les enfants et les amener jusqu’au lieu de pratique. Ainsi les parents peuvent chercher les enfants directs Ă  la piscine / judo / karatĂ© 
 Ă  18h

    • Aude

      arrĂȘter les cours Ă  15h en primaire ça a Ă©tĂ© essayĂ© lors du passage Ă  la semaine de 4 jours ; un vrai dĂ©sastre ! des enfants fatiguĂ©s, des parents dans l’incapacitĂ© de gĂ©rer cet emploi du temps inappropriĂ©; des grosses disparitĂ©s entres les villes qui pouvaient mettre en place des activitĂ©s culturelles ou sportives et les autres oĂč les enfants attendaient le soir ; des mercredis amputĂ©s
 bref l’équation n’est pas simple

  • Estelle

    Je te rejoins totalement dans ton analyse sur plusieurs points.
    DĂ©jĂ  l’importance du sport chez les enfants de primaire. J’enseigne au CP et tous mes Ă©lĂšves courent les 8 minutes demandĂ©es par les programmes, tous les ans et dans la bonne humeur. Quand je vois les mĂȘmes Ă©lĂšves en cm2, certains ne font mĂȘme plus 2 minutes d’affilĂ©es

    Et pour les adolescentes qui arrĂȘtent Ă  15 ans, comme tu le dis quand on est en compĂ©tition ou section Ă©lite et qu’on veut lever le pied pour avoir d’autres loisirs ou d’autres projets (scolaires, associatifs
) il ne reste plus rien en club. Les ados qui ont l’habitude de vrais entraĂźnements sont relĂ©guĂ©s dans des sections loisirs peu motivantes et investies ou il n’y a pas de rĂ©gularitĂ©. C’est un peu tout ou rien et la transition vers les sports d’adultes n’est pas facile du tout


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  • Anne

    Merci pour cet article.
    Ce que je trouve aberrant c est qu’à 10/12 ans c est extrĂȘmement difficile de commencer un sport collectif. Et s’il parviennent Ă  ĂȘtre acceptĂ© dans un club, le dĂ©calage est Ă©norme avec les autres, il n’y a pas de groupe pour les « arrivants ». Ils sont mĂ©langĂ©s Ă  ceux qui en font depuis tout petits. Ils ne sont pas sĂ©lectionnĂ©s pour faire les matchs, c’est la spirale nĂ©gative..:.
    Comment faire ? Aller vers des sports individuels ?

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    • VĂ©gaS

      Bonjour,
      Une alternative intĂ©ressante est l’UNSS (Union Nationale du Sport Scolaire). Dans le collĂšge de mon fils, qui est pourtant un trĂšs petit Ă©tablissement, l’UNSS propose des clubs sur le temps de pause mĂ©ridienne, une heure d’activitĂ© (badminton, basket, futsal, athlĂ©tisme selon le jour de la semaine) et les Ă©lĂšves peuvent s’inscrire Ă  un ou plusieurs club. C’est aussi trĂšs pratique pour les parents qui ont peu de temps pour gĂ©rer les activitĂ©s extra-scolaires. Et un autre avantage est que le coĂ»t de l’adhĂ©sion est trĂšs faible.
      En plus des clubs sur le temps scolaire, le mercredi aprĂšs-midi il y a une section « plein air » avec VTT, cross, kayak etc

      Mon fils n’a jamais autant fait de sport depuis qu’il est au collùge 😁

    • Lucile Woodward

      Oui sujet trĂšs intĂ©ressant que je n’avais pas la place de traiter. Mais tout Ă  fait !!

  • decout

    hello,

    Maman en Haute Savoie de deux adolescents (dont un en section sportive) qui pratiquent du sport tous les jours ,je te rejoins effectivement il n’y a pas de demie mesure en France..les clubs demandent un investissement total mĂȘme pendant les vacances scolaires et une prĂ©sence Ă  tous les entrainements pour performer.En mĂȘme temps c’est justifiĂ© mais c’est trĂšs contraignant pour les autres je pense qu’il existe beaucoup d’autres alternatives c’est dommage..De plus les inscriptions sont trĂšs onĂ©reuses donc ce n’est pas une prioritĂ© pour beaucoup de familles je le comprends aussi..Pour les filles je pense que les rĂšgles d’hygiĂšne ne sont pas respectĂ©es dans les collĂšges/lycĂ©es aprĂšs les sĂ©ance d’EPS
manque de temps, de douches etc cela n’aide pas Ă  les motiver pour se refaire une beautĂ©..c’est un problĂšme de l’education nationale qui fait de constats mais ne change rien


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  • Sophie

    ComplĂštement d’accord Lucille, j’aurais tellement aimĂ© te lire il y a 25 ans
 ! Les mentalitĂ©s Ă©taient encore plus « bizarres » vis Ă  vis du sport, et je n’ai jamais trop aimĂ© ça, car surtout en surpoids Ă  l’époque. Mais j’ai toujours encouragĂ© mes enfants Ă  en faire en fonction de leur envie et niveau ! Aujourd’hui, adultes, ils pratiquent des activitĂ©s sportives.
    GrĂące Ă  toi. j’ai redĂ©couvert le sport et le plaisir du sport, toujours Ă  mon niveau 🙂, mais je m’oblige, pour ma santĂ© et bien vieillir.
    Continue ton combat, ta sensibilisation, et bravo pour toute cette énergie que tu consacres à nous sensibiliser !

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